Rien n’a d’importance
Rien n’a d’importance.
Cette vérité me suit chaque seconde. Je réalise sa profondeur, tous les jours un peu plus.
La vie n’a pas d’importance. Ma vie n’a pas d’importance. Votre vie n’a pas d’importance.
Les gens s’en foutent vous savez. Ils s’en foutent de votre vie, ils s’en foutent de votre place dans la société, ils s’en foutent de qui vous êtes, ce que vous faites, vos problèmes, votre héroïsme, votre génie. Ils ne pensent qu’à leur propre importance.
Le monde aussi n’a pas besoin de vous. Vous pouvez crever dans la rue, il n’arrêtera pas de tourner. Et en quelques mois, plus personne ne se souviendra de vous, comme si vous n’aviez jamais existé, jamais posé les pieds sur cette planète.
La vie n’a pas d’importance. Elle est futile, inutile. Il n’y a rien à atteindre, rien à faire, aucun sens caché, aucune signification profonde.
Notre carrière, notre argent, nos possessions, notre foyer, nos amis. Ce sont des illusions. Elles nous cachent le fait que nous sommes mortels.
Elles entretiennent l’ultime illusion, qui est celle d’exister.
Parce que nous n’existons pas. Notre existence est si insensée, si fragile, si futile, si inutile. Tout peut s’envoler en un clin d’œil. Et, de toute façon, tout s’envolera.
J’aimerais partager avec vous le sentiment d’immensité, de liberté, que je ressens en écrivant ces quelques lignes. Je crois que la réalisation de ce qu’est réellement la mort est une des plus grande que l’on peut avoir. La mort m’accompagne partout, elle part le matin avec moi au travail, elle rentre avec moi le soir. Son ombre est toujours là, à planer au-dessus de moi, me rappelant ma propre futilité et le non-sens total de mon existence.
Je vois la vie comme une musique. Elle n’est pas triste, oh non ! La vie est grande, majestueuse, merveilleuse. Elle est tellement belle vous savez…Mais elle a une fin, c’est ce qui la rend si douce.
Les gens passent, trainant leurs problèmes, leurs grands idéaux, leurs grandes batailles. Ils se battent toujours pour quelque chose, ou contre autre chose. Ils se battent pour avoir de la bouffe dans le frigo tous les mois, pour avoir une place dans la société, pour avoir des relations. La vie est devenue pour eux une guerre perpétuelle. Mais ils ne réalisent pas la futilité de tout ça. La vie est un mystère à vivre, et non un problème à résoudre.
Pourquoi se battre ? Il n’y a rien d’important dans ce monde. Rien n’en vaut la peine.
Laissez moi vous inviter dans mon monde. Un monde doux et beau. Un monde sans souci, sans anxiété, sans peur. Un monde où on ne pense jamais aux conséquences de ses actes, où on ne planifie jamais le futur. Un monde fait de spontanéité totale, d’action. Un monde où on n’a pas peur de la mort, mais où on l’attend, avec envie et impatience.
Un monde où la vie a une certaine saveur, une certaine intensité, que seule la conscience de la mort peut donner.
Bienvenue chez vous.
Non Dualité
Voici un texte que j’avais posté il y a quelques temps ailleurs:
Ce que je pense, c’est que tous nos malheurs, insatisfactions, gênes, etc. dans la vie viennent simplement du fait que nous résistons à l’instant présent. Je rejoint parfaitement Tolle sur ce point. C’est à dire que soit je veux avoir quelque chose que je n’ai pas, soit je ne veux pas quelque chose que j’ai. C’est vraiment à prendre au sens égotique, pas au sens des pulsions.
Donc le but ultime, c’est que l’intérieur et l’extérieur s’accordent. Ce que je veux et ce qui est en réalité doivent coïncider parfaitement.
De ce constat, il y a deux écoles.
La société actuelle, qui est celle de l’hyper-contrôle, voudrait que nous influencions nos vie pour avoir ce que nous voulons et pour virer ce que nous refusons. Mais vouloir tout contrôler, c’est se mettre dans un mode de pensée qui va engendrer une quantité phénoménale de peurs, de stress, et de souffrances.
| Un bouquin de mentalisme : |
| Les frustrations qu’engendre la poursuite de ces buts provoquent de la colère, de la peur, de l’envie, de la suspicion, du souci, de l’angoisse, de la culpabilité et des décisions malheureusement contraires à l’éthique et la morale et leurs conséquences. Les problèmes de long terme font que les gens deviennent émotionnellements instables et insatisfaits de leurs vies et recherchent constamment le changement et/ou l’allègement momentané ou la diversion. |
D’autant plus qu’il est impossible d’avoir un contrôle total sur ce qui est en train de se passer là, dehors. Et puis même, on peut pas imaginer un monde avec 6 milliards d’individus qui ont tous tout ce qu’ils veulent. Ça exploserait forcément.
Donc, nous arrivons au deuxième constat.
Si je ne peux pas changer l’extérieur pour qu’il s’accorde parfaitement avec moi, peut être que je peux me changer moi pour pouvoir m’accorder totalement avec l’extérieur, quoiqu’il arrive. C’est ce que toutes les sagesses du monde nous indiquent depuis les débuts de la civilisation.
Toutes mes frustrations, toutes mes peurs, toutes mes souffrances proviennent du fait que je résiste à ce qui est en train de se passer, à ce qui va se passer, ou à ce qui pourrait éventuellement se passer. Je veux absolument que ma réalité soit d’une certaine manière, et pas d’une autre.
Mais peut être que je peux changer.
C’est le sens profond du lâcher prise finalement. Sincèrement, je pense qu’elle est là, la clé. Si je me moque de ce qui m’arrive, alors je suis toujours en accord avec le présent. Ça veux pas dire que je vais pas agir, ça veux dire que j’envisage toutes les éventualités sans avoir la moindre peur. Ça n’est pas forcément facile, mais je pense que pour être heureux, il faut être capable tout perdre, tout laisser tomber, sans compromis, et sans le moindre regret.
Si je suis capable faire ça, alors j’entre dans un état de paix totale et de bonheur absolu. C’est l’ataraxie des philosophes. Je n’ai plus de besoin vis à vis de l’extérieur, donc je suis toujours parfaitement bien là où je suis, où que je sois.
My 2 cent.
Structure de l’être humain

Structure de l'être humain
Voici un modèle que je viens de faire, que je trouve assez exhaustif pour le moment. Il est probablement faux, mais il répond pour l’instant à beaucoup de questions. Il faut voir l’homme comme une sorte d’oignon, que l’on pèle au fur et à mesure. Chaque bulle représente une couche de l’être humain et, plus on va vers le bas, plus la couche est profonde. J’ai mis un dégradé de gris à l’arrière pour signifier que le voyage vers le bas est progressif, et qu’il n’y a pas de palier « définitif ».
La première bulle représente les pensées qui viennent à la conscience. C’est simplement la voix que l’on peut entendre dans sa tête.
La deuxième bulle est la bulle de la modélisation, c’est-à-dire de notre « carte du monde ». C’est sur cette bulle que vont agir toutes les psychothérapies. C’est dans ce domaine que nous allons stocker nos connaissances sur le monde suite à des expériences subjectives. Par exemple, si je regarde la tv souvent, je suis bombardé de pub anti-clopes. A force, je ne vois plus la relation de cause à effet « clope -> problèmes de santé » mais mon cerveau est reprogrammé de manière primitive « clope -> mal ». C’est une sphère très intéréssante, et c’est le domaine d’application de la PNL.
La troisième bulle est la conceptualisation. Avant de modéliser, on a besoin de conceptualiser. Conceptualiser veux dire séparer, définir et donner des noms aux choses. Ainsi, je vais séparer chaque émotion/sensation de la sphère du dessous et la mettre dans une « boîte », y coller un nom dessus et y associer des caractéristiques. Dès que je vois un arbre, où que j’entends des bruissements de feuilles, je vais y associer le mot « Arbre » et y accoler mes cours de biologie du collège.
La bulle de l’émotion/sensation contient tout ce qui est perçu par la conscience individuelle, que ce soit par les 5 sens, ou bien au niveau de l’émotion, du ressenti intérieur.
La dernière bulle est celle de la conscience collective, de l’unité, de la divinité. J’ai pas encore d’infos à ce sujet ^^.
Egregore et inconscient collectif
J’avais trouvé ça sur un forum il y a quelques temps. Je le reposte, car je viens d’en parler avec gnothi. Ceci peut expliquer le fait que toutes les connaissances soient cachées.
Si tu étudies l’ésotérisme, tu vas rapidement comprendre cette loi, c’est que si tu fais face à l’égrégore de l’inconscient collectif, il va t’arriver des grosses emmerdes, qui vont se manifester par la main du « hasard ». Tu vas alors comprendre pourquoi il faut se taire, et tu ne diras plus rien à personne sur le sujet, par la sagesse, au pire par la simple peur. Car il y a une sorte de contrat tacite entre le système et l’individu, c’est-à-dire que si tu fais ton truc sans nuire au fonctionnement du système, le système te laisse plus ou moins tranquille, mais si tu essaies de sortir les autres du système en propageant les doctrines ésotériques à la masse, le système va t’attaquer (simple défense), et souvent à travers ton entourage. Il est facile de se taire quand tu sais ce qui t’attend si tu parles trop, mais si tu n’as rien subi de la sorte, continue à parler, c’est le meilleur moyen pour apprendre.
3 niveaux d’approche du monde
Je pense que notre univers peut s’approcher de trois manières, ou plutôt trois niveaux.
- Le premier est celui du croyant. La croyance est le fait de faire une empreinte dans le mental, de se dire « Les choses se passent toujours de cette manière ». La croyance ne se fonde pas sur une observation tangible et scientifique des phénomènes. C’est par exemple le credo des religions. Penser qu’il y a un vieux type au-dessus des nuages qui nous observe constamment, c’est une croyance. Penser que la terre est plate, c’est une croyance.
- Deuxième niveau, celui du scientifique. Ici aussi, on fait une empreinte dans notre mental en disant « les choses se passent de cette manière » mais suite à une observation tangible. De toute façon, on en revient à la croyance, c’est juste un peu moins pire. Penser que la terre est ronde par exemple, c’est une croyance fondée sur une observation tangible. On se situe dans le domaine du savoir (savoir = voir ça), parce qu’il y a un observateur et un phénomène observé.
- Troisième niveau, celui de l’artiste, de l’initié, du philosophe. Ici, on n’aspire pas à forger des croyances (vraies ou pas, on s’en fout), on aspire pas à savoir notre univers, mais à le comprendre. Comprendre veut littéralement dire prendre en soi, c’est à dire qu’il n’y a plus un observateur et un phénomène observé, mais les deux se fondent l’un dans l’autre. C’est donc le domaine de la connaissance (co-naitre, naitre avec, c’est à dire avoir en soi). Dans cette sphère, il n’y a plus de discours stérile « Les choses se passent de cette manière », mais une connaissance et une compréhension presque instinctive de tout ce qui nous entoure. Tout l’univers est en nous, donc nous comprenons tout ce qui nous entoure.
Bon j’admets que ce post est difficile à comprendre (tiens donc :-p), mais n’oublions pas que ce sont des disciplines ésotériques et des connaissances initiatiques.
Je vais juste essayer d’illustrer les trois niveaux, pour rendre tout ça plus accessible. Imaginons que vous vous trouvez devant une personne qui est timide, vous pouvez l’approcher de trois manières:
- La première, c’est la croyance. Votre pote gégé vous a dit que le type en face de vous est quelqu’un de timide. Donc vous ne vous posez aucune question, et vous pensez que ce type est timide.
- La deuxième, c’est la science. Imaginons que vous avez quelques connaissances rudimentaires en psychologie, vous voyez que le type en face de vous croise les bras, bégaye, transpire, rougit. En croisant avec les théories freudiennes, vous réfléchissez et vous en déduisez que tous ces symptômes traduisent une timidité et un malaise social.
- Mais évidemment, vous n’avez pas besoin de Freud pour comprendre que le type devant vous est gêné. Vous vous situez déjà au troisième niveau en fait. Vous savez très bien que la personne est mal à l’aise parce que l’homme est naturellement empathique. Vous partagez un peu de ses émotions, donc vous comprenez instantanément la gène ressentie. Pourquoi ? Parce que vous partagez quelque chose avec la personne en face de vous.
C’est là que je veux en venir. La véritable connaissance ne se verbalise pas, elle se ressent. Si je suis capable de ressentir mon univers, j’ai une compréhension de ce qui m’entoure 100 000 fois plus grande que n’importe quel scientifique. Tout comme quelqu’un d’empathique a une compréhension de l’être humain 100 000 fois plus grande que n’importe quel psychologue.
Je voudrais aussi noter quelque chose d’intéréssant.
La science utilise l’intellect et la raison pour approcher l’univers, or ce sont des outils qui séparent et divisent. Ils éloignent donc la connaissance et ne permettent que d’avoir des pensées stériles. Mêmes si ce sont « les bonnes pensées » à propos du monde, ce n’est pas de la connaissance.
La philosophie est un art qui rassemble les choses. Plus je me fonds dans mon univers, plus je le ressens, et donc plus je le comprend. D’ailleurs, dans cet état de compréhension, il n’y a plus de pensées, et encore moins de raison. Tout « coule de source ».
Dépasser le social
Marc m’a fait remarquer que j’étais obsédé par les relations sociales et leur fonctionnement.
Je me rends compte qu’il a raison. Trop s’attacher à un côté de la vie c’est se priver de tous les autres. Il y a au moins autant de bonheur à être seul au milieu de la nature, qu’il y en a à se retrouver dans les bras d’une fille superbe.
Trop se focaliser sur un aspect de la vie, c’est oublier tous les autres. C’est pour ça que le présent est parfait, dans sa totalité et sa diversité. Chaque moment est unique. Vouloir, chercher à, désirer, aspirer, c’est vouloir répéter un moment plaisant. Mais le bonheur vient justement de la rareté et de l’unicité de l’instant.
Voilà pourquoi nous devons cultiver un rapport d’ouverture total envers la vie, de non-vouloir, de non-agir (wei-wu-wei).
Rule n°1
Règle numéro 1:
Ne jamais faire précéder la réflexion à l’action. Ne jamais me demander « Que dois-je faire ? ».
Juste faire.
Tout doit couler de source. L’intellect n’a rien à faire dans le processus.
Validité en tant qu’être humain
Nous sommes tous convaincus qu’il y a une échelle de validité à l’existence humaine. Par exemple, quelqu’un d’intelligent est mieux que quelqu’un d’idiot. Quelqu’un de confiant est mieux que quelqu’un de timide.
Toute la tragédie humaine consiste en une quête permanente d’approbation. Nous recherchons tous à nous valider auprès des autres (en cherchant leur amour), ou auprès de nous même (en cherchant des qualités en nous qui nous rendrons dignes de nous aimer). L’amour, dans la société contemporaine, ne consiste plus qu’à valider l’autre.
Mais le jour où nous comprenons que quasiment rien dans notre personnalité n’est de l’inné, mais que tout est de l’acquis, alors nous pouvons commencer à nous aimer tels que nous sommes. Parce que si tout est de l’acquis, ça veut dire que tout peut être détruit, construit, déformé comme on le veux.
Pour dégrossir, on peut dire que le principe vital c’est de l’eau, et que l’identité, les qualités et les défauts, c’est la forme que va prendre cette eau. Nous n’avons aucun pouvoir sur l’eau, mais on peut lui donner la forme que l’on veut. Je peux modifier ma personnalité à mon gré, je peux tout construire comme je le veux.
L’intelligence, l’aisance, ce n’est jamais de l’inné, toujours de l’acquis. Quand on comprend ça, alors notre validité en tant qu’être humain devient absolue.
C’est simple pourtant. C’est le moment ou j’arrête de me dire « Je suis trop fort parce que je joue au foot/Je suis trop fort parce que je lis du Nietzsche/Je suis trop fort parce que je suis le premier du serveur à World of Warcraft » pour commencer à me dire « J’ai foi en moi parce que je suis humain ».
C’est débile de baser sa propre valeur ou sa confiance sur des faits. Parce que nous sommes tous capables des mêmes choses si on y met suffisamment de volonté.
C’est ça qui différencie la confiance en soi de la foi en soi. Comme je le disais sur l’autre post, la confiance se base sur les faits, la foi sur la compréhension. La confiance est relative, la foi a valeur d’absolu.
Complexe d’infériorité universel
Une lecture qui m’a beaucoup troublé hier. Ça résume tout ce que je pense, et tout ce que j’ai cherché pendant des mois.
Style : De quoi parlez-vous ?
Eric Weber : Voilà comment je le comprends : en tant qu’animaux sociaux, nous nous débattons tous avec un complexe d’infériorité. Le jour où nous nous apercevons que cette impression touche tout le monde, cette douleur s’en va, et ce complexe invalidant disparaît, dans une certaine mesure.
Peut-être que ma voie pour le moment est de chercher à me débarasser de ce complexe d’infériorité universel. C’est à dire arrêter de faire comme tout le monde en me validant par ce que je fais.
Mais je crois que je me débrouille, et que je commence à vraiment avoir foi en moi. C’est cool.
Maîtrise de la réalité
Je tenais à écrire un post sur quelque chose que je commence vraiment à comprendre. C’est une vision personnelle, bien entendu, et je l’écris avant tout pour laisser quelques notes.
Le social, c’est génial, ça permet de se comprendre soi même. S’étudier soi même, c’est comme dessiner. Au début on a simplement des lignes qui forment les figures grossières, puis on commence à rajouter la couleur, à affiner de plus en plus, à se pencher sur les détails, jusqu’à ce qu’on réussisse à représenter quasi parfaitement la réalité, le dessin devenant alors une photo.
Donc je vais parler de ma vision des frames, des réalités qui s’entrecroisent, et de notre identité, qui définissent ainsi notre monde.